Ou une femme d’aujourd’hui dans le milieu rural
L’œil pétillant, le sourire sur les lèvres, elle nous accueille à la porte de son garage. Dans la pénombre, s’alignent les boites de 6 de 12 œufs et juste devant ce pour quoi nous sommes là : De bon gros œufs tout frais, produits locaux, circuit court et culture biologique, on adore !
Elle, c’est Léa PINOL, une jeune femme dynamique et attachante qui a pris sa vie à bras le corps… Un chef d’orchestre qui joue de plusieurs « instruments », car elle le sait, pour réussir dans le monde paysan, il faut se diversifier. Elle ne laisse rien au hasard, s’occuper de VIVANT ça engage.
Si elle est tatouée, pas d'ongles peints, ni de talons hauts, son "dress code" se décline plutôt en "treillis et grosses chaussures". C'est qu'il faut être dehors par tous les temps et n'avoir peur de rien. Elle a l'élégance de ces jeunes femmes, Paysannes d'aujourd'hui, qui savent que la terre, souvent reçue en héritage des anciens est un bien précieux qu'il faut entretenir. Elle sait aussi la rudesse du métier et pourtant c'est celui qu'elle a choisi, non sans y ajouter une exigence quotidienne : Ses poulets.
Dit comme cela, ça peux sembler simple, nest-ce-pas ? Trop ! Car le sens caché à tout cela, c’est l’investissement que ça demande. Réussir aujourd’hui dans le monde « paysan » alors que les enjeux économiques se jouent de cette ruralité en mettant en place des accords ineptes, croyez-moi, il faut en avoir… de la rigueur, de la persévérance, du caractère et de l’énergie.
Léa sait que des compromis sont possibles, dès lors qu’elle s’organise. Elle tient à préserver sa vie personnelle avec sa famille, sa compagne, et pour cela, elle sort ses atouts principaux : l’efficacité et le charme. Son papa est si fier de sa fille qu’il n’hésite pas à la seconder, lorsqu’elle le sollicite. Il existe une réelle complicité entre ces deux-là. Elle transparaît sur certains clichés de Jacques : Cette histoire d’amour et de faire savoir s'est métamorphosée en une transmission du savoir faire remarquable.
Il arrive qu’on les voit tous deux, penchés sur le tracteur, car Léa veut tout comprendre, tout savoir : De la taille des vignes aux vendanges à la taille des grenadiers (ah ! Là, je crois que le soutien concerne plutôt son frère), mais peu importe, rien ne lui échappe. Même si ses études étaient parfaitement ciblées, le quotidien révèle bien des surprises !
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| LE PARTAGE |
Ce respect de l’environnement, elle le décline également sur l’un des marchés que nous fréquentons : le marché d’Agel (MARCHÉ EN CIRCUIT COURT). Elle pourrait y vendre poulets, vins, grenades, gelée… Mais non ici, en termes de courtoisie on est loin des métropoles où la concurrence s’affiche en étendard, non ici pas de compétition entre les producteurs. Seuls ses œufs seront proposés, dont Jacques raffole d’ailleurs en dessert et crèmes de toute sorte, sur le plat ou... en palets bretons. Il faut le dire, ils sont bons au goût, bons pour la santé et bons pour la nature.
Et comme Léa ne dit jamais non, Jacques a pu la suivre dans ses différentes activités. De quoi bien apprécier cet art de faire passer des messages positifs, c’est son petit côté « pédagogue » qu’elle distille avec simplicité et bonne humeur, n'est-ce-pas LANJ
En résumé, la place de la femme dans le milieu rural, voire dans le milieu paysan prend ici tout son sens. Elles sont nombreuses ces militantes de la terre qui redonnent au geste alimentaire sa vraie valeur. A nous de les aider du mieux que nous le pouvons, même si je sais que la vie active a des impératifs contraignants qui obligent d'aller au plus simple et... au moins onéreux. Pour autant, 30 oeufs BIO et hyperfrais chez Léa, ce sont à peine 10 €
Elle n'en oublie pas pour autant de s'amuser et de profiter de quelques bons moments de loisirs, bien entourée par sa famille, sa compagne et ses amis.










































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