lundi 24 novembre 2025

HARLEM


On y était, vous voyez la scène de l’Appolo Theater… ! Je vous l'accorde, le fuseau horaires est un peu éloigné de celui de l’Occitanie. Pourtant sur la scène du Festival, nous étions à Harlem et je le sais de “source sûre”, j’y suis allée récemment. Cette façon d’haranguer le public, ces voix, cette joie, cette cadence, cette harmonie vestimentaire, cette ambiance, ces interactions entre chaque membre du groupe, c’était sans conteste tout ce que l’on retrouve là bas, dans les temples, les églises et les théâtres. 

Dommage pour ceux qui n’étaient pas là. Pour autant, la salle était comble, plus une place de libre, juste de quoi circuler pour la sécurité.


-”...Mondialement connu…” a dit la voix off. On comprend mieux pourquoi les réservations se sont envolées.

Sur la scène, d’un côté une batterie rutilante derrière un vitrage. Il va y avoir du sport, je le sens. Et de l’autre les claviers, des orgues pour être exact, gospel oblige. 

Les tables de mixage sont en place, les micros foisonnent, la scène est prête pour les accueillir. Dès le gros sourire de notre batteur arrivé sur scène, la salle se lâche. Bonnet de laine enfoncé sur la tête, voici notre organiste la mine réjouie bien évidemment.  Ca semble badin dit comme cela, mais ces deux musiciens ne plaisantent pas et nous jugerons sur pièce. Ils en ont vu des publics, des scènes, des pays. Alors blasés eux ? Sûrement pas, la musique reste leur carburant, c’est de là que vient cette belle énergie…Parait même qu’ils étaient enjoués tout le long de la répétition ! Et pour bien nous en convaincre et battre un peu le rappel, une petite démonstration sert d’argument de poids ! 

Et voici nos choristes, robes et pantalons noirs et collerettes décorées. 

STOP … Petites différences vestimentaires pour les filles à peine visibles, un détail parce Dermel et le groupe nous présentent STOP in the Name of Love après des échanges plein de vie et d’humour. Oui Dermel, nous sommes ici bien plus nombreux que 60 à vous écouter.

Les décibels sont lancés, c'est puissant, il va sans dire. Tout est là, la polyphonie, la gestuelle, ces voix si particulières qui vibrent au-dessus du chant. Et dès le premier morceau, ça s’agite dans la salle, devant moi des épaules rythment la cadence, les bras s’enfièvrent… Va-t-elle se lever ? pas encore.

Les morceaux sont connus : Marvin Gaye devance Bryan Adams avec à chaque fois une/un choriste soliste différent (La Toya, Christian, Nadia, etc…). Retenons le Superstition de Stevie Wonder, mêlé d’oralité à la mesure de l’univers d’une Latoya qui, par ailleurs, offrira à l’un des spectateurs un nouveau grigri à porter au poignet.

Le public est à fond derrière cette chorale XXL au professionnalisme impeccable. C’est surjoué, mais c’est américain, c’est gospel, c’est Harlem. On en pleurerait de bonheur, les acclamations et les sifflets font leur job, l’ambiance est euphorique et ne variera pas d’un iota. AH ! si je crois peut-être au moment des chants de Noël, prenait-elle quelques levels supplémentaires. Nous verrons comment plus tard.

En attendant, les standards se succèdent dans l’allégresse du moment et parfois même avec notre participation active (entre claquements de mains et vocalises, nous arrivons à la pause). Il fait très chaud, the HARLEM GOSPEL CHOIR nous accorde une “pause Water” de ten minutes. 

Concert au cordeau, quelques minutes suffisent pour regagner nos places.

 

Pour parfaire notre enthousiasme, Nadia nous plonge dans les années 60… Les Suprêmes et Diana Ross. Je vous l’accorde, nous sommes loin des évangiles mais “Baby Love” reste une histoire de cœur, et puis zut, l’essentiel c’est que nous chantions aussi et le public s’invite sur la gimmick. et hop petit cadeau offert en échange d’une bonne réponse.

Pas de gospel sans aborder les chants de Noël. A Conilhac, le froid rappelle que décembre approche. Il a même convié le vent - qui se faisait plus rare - aux réjouissances automnales. On est dans le thème pour interpréter un Jingle Bell au côté d’une de nos solistes à la voix ample et puissante et au sourire lumineux.

Crescendo dans la salle, nous sortirons les portables pour… la lampe de poche, les bras se lèveront et les corps chalouperont en cadence… Passons Noël avec l’incontournable We Wish You a Merry Christmas.

Et quand vient Happy Day, c’est tout bonnement du délire dans la salle, il faut danser, se lever, claquer des mains, des doigts, exprimer au travers du prisme de cette agitation toute notre gratitude à l’écoute de ces voix exceptionnelles, de ce moment rare, encore une fois proposé par une équipe presque entièrement dédiée à ce festival.



Les années passent et l'exubérance demeure : richesse et diversité des programmes, implication des anciens aux plus jeunes, réactivité. Ne nous piquez pas la formule, elle est estampillée CONILHAC en terre d’Aude.


Quand à notre chorale Gospel, après un tonnerre d’applaudissements et de rappel, le medley de standards aussi éclatant que mélodieux dans les graves comme dans les aigus, la séance de dédicaces, voire de selfies, ils rejoindront - chacun avec une rose - leur autobus pour d’autres contrées qui auront la chance de les apprécier.


Crédit photos :

Bien sûr Jacques s'en est donné à coeur joie avec parfois des effets de bougé volontaires















La Toya

































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