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dimanche 13 mai 2018

SURPRISE

Parfois on se sent si "chagrin" qu’on a besoin de légèreté… heureusement Jacques possède des trésors dans son escarcelle pour vous faire briller le soleil et vous composer une symphonie du bonheur.
Car c’est bien de cela dont nous allons parler : de bonheur ! Et je puis vous assurer que ces clichés en ont tous les stigmates. 
Et pourquoi je ne suis pas surprise ?

samedi 1 juillet 2017

DIDIER

De son bureau, il appelle : 
- « Viens voir…» !
Pas une injonction, plutôt une invite comme il sait si bien le faire pour défendre sa cause.
Déjà la veille au soir, au retour du concert, il avait dit, avec une espèce d’ardeur dans les yeux : « Je me suis régalé en prenant ses photos, c’était amical et détendu du début à la fin ».
Clairement, il cherchait déjà à me convaincre… Sauf que l’Artiste, auteur, compositeur et interprète, est tellement connu, qu’il est bien inutile d'en dire un mot de plus. Il a sa page officielle sur le Web, un blog et surtout une discographie à faire damner tous les crooners du bassin méditerranéen et de partout ailleurs !
Bref, Didier Barbelivien n’a vraiment pas besoin que nous en rajoutions.  
Moi, j’attendais plutôt les photos de Ferrière Poussarou, et de cette journée d’exception, entre amis…

Mais là, nous sommes au Festival de Gaujac à Lézignan.
- « Viens voir… ». seconde invite plus insistante.
J’y vais… Et je découvre, en me penchant par-dessus son épaule, une photo É P O U S T O U F L A N T E - c'est bien une remarque à la Roberto Begnini, ça - de Didier Barbelivien.

Il faut bien l’avouer, il a de la prestance le Monsieur avec son regard qui explore un imaginaire uniquement connu de lui, le visage baigné d'une aura argentée et cette lumière bleutée qui vient s’éteindre sur le pupitre posé juste là, comme pour souligner la justesse du moment… c’est toute l’émotion d’une interprétation qui transparait ici. On est saisi par la dévotion portée par l'interprète à son art. Magie de la photo, miracle de l'instant ! 
Pourtant il n’y a là aucune intervention divine. Je connais trop bien le photographe. Il est fin observateur et sa sensibilité va toujours dénicher le détail, l’instant qui va le faire vibrer, lui et lui seul, promesse d’un cliché réussi.
De toute évidence, il n’a besoin de rien de plus pour gagner ma collaboration. Ce seul « indicateur » suffit à m’en convaincre.
J’en conviens la photo de spectacle ouvre des horizons bien plus vastes et plus libres qu’un cliché de paysage. Attention, ceci n’ôte en rien la part de complexité qui existe dans quelque prise de vue que ce soit. Celles-ci doivent répondre à des règles précises à ne transgresser que si elles sont comprises et assimilées… J’ai entendu cela mille fois de la part de ces artistes du boitier numérique qui gravitent autour de nous.
Si en spectacle, on ne prend pas la pose et c’est pléonasme de le dire, puisqu’il est question ici de spectacle vivant, il y a l'instant superbe où tout se campe subtilement pour satisfaire ces voyeurs de l'impossible. Entre attitude et lumière, obscurité et scénographie, chorégraphie et technique voire même aléas climatiques, le champ des possibles est alors immense. Il ne faudra pas faillir car la possibilité de refaire son cliché sera on ne peut plus réduite.

Revenons à notre sujet car nous y sommes sous le beau cèdre centenaire de Gaujac et avec Monsieur Didier Barbelivien tout sourire, naturel, accessible, se pliant volontiers au jeu des questions/réponses. Voilà les Elus, les Organisateurs du Festival. Voilà surtout le public, qui s’est déplacé malgré le temps incertain, alternant depuis deux jours soleil et averses. Voilà la grande scène face au château et les techniciens qui s’y affairent pour ce talent connu, reconnu et estimé du monde du spectacle, aimé de son public qui n’hésite pas à reprendre avec lui l’essentiel de son répertoire.













Oui, le voilà le spectacle vivant, celui qui nous sort du quotidien et de nos maisons, celui qui nous émeut, nous transporte, celui qu’on attend avec impatience parce qu’il a fait l’objet de réflexions approfondies et au final d’un choix, celui qui va nous rendre heureux, voilà le Chanteur…


Il est temps pour moi de vous laisser savourer ces instants dépourvus de toute tension, n’est ce pas que tout paraît facile pour l’artiste et ses musiciens ? N’est ce pas que le photographe semble avoir réellement pris du plaisir ? Rien sur ces clichés ne laisse apparaître la moindre confusion, la moindre hésitation… Alors laissez-moi vous chuchoter ceci :
- « c’est tout de même beaucoup de talent... ». 






Ce soir là, la magie a opéré et le puzzle s'est impeccablement organisé... chacun avait ici le sens du SPECTACLE.




















samedi 10 décembre 2016

TU PARIES

Cela semble incroyable dit comme cela, mais c'est un endroit qui se dépeuple peu à peu.
Ah ! Quoi ? Où ? Pourquoi ? Mais de quoi s'agit-il enfin !

- « De l'hippodrome de Vincennes, à Paris, dans le douzième, en pleine forêt de Vincennes ».
- « De l'HIPPODROME ???? Mais, les courses sont encore si nombreuses».

C'est vrai, mais le public - lui - déserte de plus en plus le lieu : En cause, la mise en ligne des courses et des paris. 
Comme, c'est triste : ces "nouveaux" turfistes, seuls derrière leurs ordinateurs, n'ont alors de l'ivresse de la course et de son folklore qu'une sensation édulcorée, fade et tronquée.
Comme c'est triste de n'emporter aucun souvenir d'un décor où se jouera peut être une partie de leur vie.... Ils choisissent  ainsi une solitude pour le moins dévastatrice, qui les déshumanisera à termes. De cet isolement, qui dilue et modifie leurs habitudes et leurs réactions, ne ressortira que de l’inappétence et de l'inadaptation à la vie. Point de partage, point de monde réel, je parle là de la vraie vie, de celle qui bouge, qui ressent, qui vibre à l'unisson.

Aaaaaahhhh ! voilà que je sens comme un murmure d'approbation.



Moi, quand je pense courses, tiercé, hippodrome, je pense à mon père, turfiste du dimanche : ce petit plaisir hebdomadaire, il n'hésitait pas à le partager avec l'ensemble de la famille.
Bien fixé dans un coin de ma mémoire – avec tout le cérémonial qui l’accompagnait - là-bas en Lorraine dans les années 60/70, ce souvenir me chavire toujours.
Dès le vendredi, nous plongions dans l'univers du trot, des casaques et des toques de couleurs, des chevaux aux noms évocateurs (Oscar RL, Ozo, Roquepine, etc.).
Là, sur la table de la salle à manger, le journal s'ouvrait sur la double page des courses, le carnet de paris blanc et rouge posé juste à côté, indissociable de sa petite pince magique. Vous savez, celle qui - un jour peut être - devait poinçonner les bons numéros.
En fin stratège, mon père étudiait tous les paramètres (chevaux, jockeys, entraineurs, terrains...), avant de valider LE ticket. Le petit café à deux pas de la poste ne désemplissait pas de commentaires avertis et… de futurs millionnaires... enfin, à les écouter parler !
Puis arrivait le dénouement du dimanche, avec un Léon Zitrone, dans les starting-blocks, prêt à chevaucher au côté des purs sangs tant l'urgence des résultats était indispensable.
La fratrie était devant le petit écran, en bonne place à attendre les résultats, à s’étonner de voir tant de monde autour de la piste. Le noir et blanc du téléviseur prenait les couleurs des casaques finement décrites par le speaker vedette… Oui, nous étions à l'hippodrome avec tous les spécialistes du trot attelé ou monté.

Le seul petit regret qui me reste de cette époque, c’est l'absence du moindre million. Point de fortune certes, juste un souvenir ému, mais quel souvenir...

Alors, pourquoi sacrifier une telle magie au profit d’une pseudo avancée technologique qui éloigne des autres et de la communion des émotions ?
Je milite pour la primauté de l’imagination, de l’imaginaire contre cette informatique qui vous empêche de regarder l'autre ou l'ailleurs.
Voyez ce bel alezan, cette jument et ce bel étalon, voyez comme ils courent, comme leur port de tête est royal. Faut-il de la patience, de l’amour et de l’entrainement pour en arriver à cet hippodrome.














Ce ne sont pas de simples numéros (tiens, presque la phrase à Patrick Mac Gohaam dans la série du Prisonnier !).
Ces hommes, ces chevaux, cette piste de plusieurs kilomètres à parcourir, ces quelques minutes de course incarnent à eux seuls un immense défi tant il faut être rapide, c'est une expérience incroyable, un moment de puissance extrême à peine descriptible, fragile et dangereux à la fois.
Et pour un photographe, captez de tels moments à la nuit tombée, dans le froid humide, ça donne du bonheur, de l’énergie et une forme de gaité graduée qui fait oublier la rigueur du début de l’hiver.

La brume est perceptible sur les clichés mais cela n’altère en rien l’élégance des montures, ni celle des cavaliers. On reste conquis par ce milieu où résonnent des noms auréolés de lauriers, dont le marqueur indéniable reste celui d’Yves Saint Martin.









Alors un vrai pari, ça vous tente ?


Je voudrais encore saluer et remercier chaleureusement les équipes de l’hippodrome qui permettaient à mon photographe de réaliser ces belles prises de vue.