Silence de circonstance lorsque les lumières se font autres ! Une fraction de seconde à peine… Car les applaudissements et la rumeur enflent lorsque les premières notes se déploient généreusement dans la salle de concert qui accueille - pour sa 32ièmeannée - le FESTIVAL JAZZ DE CONILHAC.
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lundi 5 novembre 2018
dimanche 1 juillet 2018
UN DÉBUT PROMETTEUR
samedi 2 décembre 2017
VISIBLE
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| Sarah LENKA - Festival Jazz de Conilhac 2017 |
Ce peut être à l’intérieur comme
à l’extérieur, de jour comme de nuit, sur terre, dans l’eau ou dans l’air, bref
la palette est large, immensément large… Boites de diapositives, disques durs,
supports en tout genre abritent ses trésors pour lesquels il lui faut parfois
pousser les murs de son bureau ou rivaliser d’ingéniosité « bricolistique ».
mardi 1 août 2017
CUIVRES
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| Quintette AÉRIS |
J'adore, mais rien ne vaut un vrai concert.
Vous n’êtes pas de mon avis ? AÉRIS
– C’est le nom du groupe - était
en concert à Lézignan en plein air.
Le quintette de cuivres
avait belle allure sur la scène extérieure de l’Espace Gibert… Est-ce la rutilance des instruments qui jouait pour
beaucoup !
Ils sont arrivés, chemises toutes pareilles - bleues - et pantalons noirs : ce pouvait être austère, ce n'était que faux semblant, car ils ont su bien vite nous manipuler
par l’humour, le jazz, leur interprétation des plus grands morceaux, leur
talent et très vite nous étions convaincus que c’était un atout de plus.
À eux 5, ils ont fait le « spectacle ». Celui-là même qui nous
décoche le grand, le vrai bon sourire et le bonheur ! Bref, un beau jeudi soir
à Lézignan-Corbières.
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| Patrick PAGÈS |
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| Olivier COURSIMAULT |
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| Max FOUGA |
D’ailleurs, le public ne s’y était
guère trompé : Il était rassemblé en grappe autour d’eux, battait la
mesure, chantait et riait à chacune de leur blague, applaudissait le talent, le
partage, les trompettes, le trombone, les cor et tuba… et la très bonne musique.
Je n’ai donc aucune raison
d’évoquer leurs CV, au vu de l’aréopage présent jeudi dans la grande cour. Je me
demande simplement si ce public est venu pour les instruments, leur talent, le jazz,
les hommes, le partage, le professionnalisme, les belles collaborations pour
certains d’entre eux… Dee Dee
Bridgewater, Christian Escoudé, Didier Loockwood… ou cette présence active dans
les grands festivals de jazz (Marciac,
Vienne, Nice, etc.). Pour tout cela, bien évidemment !
C’est que ça leur confère une belle reconnaissance, du respect, beaucoup d’enthousiasme, un public fidèle auquel s'ajoute celui bien avisé, toujours en quête d'expérience nouvelle.
C’est que ça leur confère une belle reconnaissance, du respect, beaucoup d’enthousiasme, un public fidèle auquel s'ajoute celui bien avisé, toujours en quête d'expérience nouvelle.
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| En tête, Jacques ADAMO |
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| Tout à gauche, Xavier IANNONE |
Il faut bien l’avouer, la
succession des morceaux connus était riche de bonheur et multipliait l’envie
d’en écouter toujours plus. On était happé par le spectacle et l’humour qui
soulignait certains des standards.
L’impératif ce jeudi c’était donc
aussi de ne pas perdre une miette de leurs jeux de scène qui jetaient d'ailleurs des ondes
de gaieté sur toute l’assemblée.
Jacques, les miettes, il aime à les
collectionner. Il sait que les photos auront ainsi ce grain de folie qui
résonnera bien après le spectacle. Il aime beaucoup les instruments. Ils lui donnent à
voir bien des possibilités de prises de vue. Elles sont si nombreuses qu’il lui faut se
gendarmer pour ne pas gêner le spectacle.
Chaque concert est pour lui une
aventure extraordinaire. C’est le Rouletabille du spectacle, petite taille et
bonne humeur, il trouve toujours le bon angle, la bonne lumière, la bonne idée
pour mettre en valeur les artistes et leur talent.
mercredi 5 juillet 2017
UNE BELLE DAME BRUNE
Je vais vous raconter l’histoire
d’un photographe tombé en amour devant une belle Arlésienne.
Jamais, il ne l’avait vue, mais
dès les premières notes en répétition, il savait qu’il était pris, surpris,
épris. Une voix chaude, du cristal, un tempérament, un charisme, une présence
sur scène, un contact simple et direct … enfin quelque chose d’inexplicable qui vous enflamme et qui
vous ensorcèle.
- « C’était le concert à ne
pas rater ! », ce sont les mots exacts qu’il me disait en arrivant,
tout feu, tout flamme.
La belle brune de ses pensées n’est
autre qu’Anne
Marie David. Vous savez l’Eurovision… Mais si allons, elle défendait
les couleurs du Luxembourg avec « tu
te reconnaitras » et elle a gagné. C’était il y a longtemps,
en 1973, elle avait à peine 21 ans.
Et si sur le moment j’ai souri
devant tant d'euphorie et tant d'enthousiasme, je me suis - moi aussi - laissée
séduire par son timbre de voix chaud et profond et par sa simplicité. Pas de
doute possible, on est loin de la cacophonie de gémissements dont on nous rebat
les oreilles sur certaines ondes. C’est une grande et belle voix, comparable à
celle de Frida Boccara[1].
Et puis, Anne Marie David n’a
pas sa langue dans sa poche. Dans le cas présent, c’est une belle qualité. Et
puis, elle vient à vous sans artifice, déconcertante de spontanéité et de
bienveillance.
C’est tellement attentionné,
tellement touchant… Tenez un exemple, en fin de concert, elle a tenu à saluer
et à remercier toute l’équipe technique en les nommant un par un et en allant
chercher leur responsable afin que le public applaudisse leur travail. Tellement
rare... une singularité pareille se doit d’être soulignée !
Distinguée, c’est le mot qui lui
va le mieux. Oui, elle est distinguée en toute circonstance, qu’elle réponde
aux questions sous le cèdre, lorsqu’elle répète ou même avec un verre de vin à
la main.
Le vin justement qu’elle préfère rouge est avant tout un plaisir qu’elle
sait apprécier. Elle explique aussi que les vapeurs des tanins réchauffent ses
cordes vocales et lui permettent de chanter mieux.
Anne Marie David est
une super active, elle sillonne l’Europe, le monde, chante dans huit langues sans
prompteur, adore la scène, aurait aimé faire une carrière au théâtre. Elle a
reçu tous les honneurs, toutes les distinctions, toutes les récompenses. C’est LA DAVID. Elle n’hésite
pas à prendre tous les risques, chante à capella, improvise des duos.
Bref, je comprends pourquoi Jacques
est encore sous le charme de cette grande interprète, on le serait à moins. Ses
yeux immenses, si expressifs et si pleins de douceur ajoutent encore à cette
beauté du cœur et de l’âme, à cette voix incroyable, à cette simplicité de l’être
et du paraitre. « Il faut paraître ce que l’on est » comme le dit le
poète Mocharrafoddin Saadi. C’est
exactement cela, Anne Marie David ne triche pas lorsqu’elle arrive sur
scène auréolée de cette gloire insoupçonnée. Elle a chanté devant les 50
personnes présentes avec la même conviction que si elle avait chanté devant ces
salles pleines à craquer de Turquie, d’Israël ou d’Allemagne... devant son public celui qui a su reconnaître son immense talent.
Pas de demi-mesure non plus pour
son pianiste. Comme elle, il est habité par la musique et il a le sens du
respect du public qui fait dire qu’une telle sagesse, dans le monde du showbiz aujourd’hui,
est précieuse.
En somme, tout le monde a succombé au charme de ce duo, y compris ce coquin de vent venu les saluer et exprimer sa gratitude ébouriffante.
Quant au photographe, énamouré qu'il était, son regard s'est surpris à mêler les ombres à la lumière, le noir au blanc et à donner cet effet "bougé" sur le piano. Il a su traduire toute son émotion et son respect
d'une façon très poétique, si j'osais... je dirais "spectaculaire". C’est un joli travail, plein de douceur, de chaleur, avec
des flous voulus, assumés qu'il nous offre aujourd'hui, mais qu'il lui dédiait à elle… On reconnait son style bien sûr dans le choix des
détails, dans les jeux des lumières, mais sur cette série là, on sent véritablement
qu’il y a une autre intention comme le message d'une grande affection. Il était presque amoureux, un amour platonique,
mais un amour quand même.
Comment lutter contre un tel amour, surtout quand on est blonde !
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